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Écrits
"
Il appartient à l'art, au premier chef de substituer de nouveaux
yeux à nos habituels, de rompre tout ce qui est habituel, de
crever toutes les croutes de l'habituel, d'éclater justement
la coquille de l'homme social et policé, et de déboucher
les passages par où peuvent s'exprimer ses voix intérieures
d'homme sauvage." Jean Dubuffet, peintre, Prospectus et tous
écrits suivants, 1967
"Je
n'étais plus guidé par le souci de rejeter ce qu'on m'avait
appris, mais l'obsession de comprendre ce qui m'était donné
de voir." Zao Wouki, peintre
"Tu
sais que les beaux fragments ne font rien; l'unité, l'unité,
tout est là." Flaubert, écrivain
"Exister,
c'est prendre une attitude...une belle de préférence."
Gao Xiangjian, peintre et écrivain ( prix Nobel de littérature
en 2000)
"Il
y a en chacun de nous des calculs que nous nommons espérance"
Platon
"If,
the artist substitutes for his or her aesthetic judement, be it social,
policital or ethical, that person is dead as an artist. No, artist has
ever saved the world." Gao Xingjian , abstract painter and
writer ( Nobel prize of literature in 2002)
"The
whole past is dust, but we are identified with the past, not with the
consciousness that is always present." OSHO, Inde, 1931-1990
Articles
et reportages de Doris Blanchet Vasiloff
Armand
Tatossian, l'homme qui dessinait des nuages
: Voir plus...
Armand
Tatossian, New York d’amour et de couleurs : Voir
plus...
Berdj
Tchakedjian, peindre au couteau... : Voir
plus...
Le
petit chez les Grands... Maîtres : Voir
plus...
Blagodaria
: Voir plus...
Marylin
Reim ; L’éternel féminin :
Voir plus...
Julie
Robert, La couleur comme une histoire :
Voir plus...
Steve
Walker ; Mes mecs à moi :
Voir plus...
Les conquêtes de Jorge Dávila : Voir
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Obras (œuvres), de Jorge Dávila : Voir
plus...
Entre deux mondes, André Michel : Voir
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D’eau et de poussière, Monique Crépault
: Voir
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Arts visuels, Journal de Montréal, Weekend, 24 juillet
2004, Journaliste : Paul Villeneuve. Voir
plus...
L’Express d’Outremont, 20 mai 2004, Arts &
Spectacles, journaliste, Maxime Labrie. Voir
plus...
Journal de Montréal, 23 ocotbre 2004, Arts visuels,
journaliste, Paul Villeneuve. Voir
plus...

Architecture, aménagement urbain, design
; Éditorial, Doris Blanchet Vasiloff, revue Parcours, 2003
En hiver, on a parfois l’impression de perdre sa
sensibilité à l'environne-ment immédiat des choses
et des gens. Mais, ce n'est qu'une impression éphémère,
heureusement... Le printemps est bien là ! Sortons de nos cocons,
de tous nos cocons ! J’entends par là, tous ces voiles
qui couvrent nos yeux et nous empêchent de voir et de goûter
la beauté qui nous accom-pagne au quotidien en toute saison.
Je pense a l'architecture de nos immeubles, de nos restaurants, de nos
cafés, de nos bars, à nos jardins, à nos parcs,
à nos rues, au design des objets et du mobilier qui « meublent
» nos rues et nos espaces urbains, à 1'histoire ancienne
et récente qui teinte ces lieux publics et ces édifices.
Depuis quelques années, des millions de dollars sont investis
dans de grands projets à Montréal. On pense surtout au
Quartier inter-national, au Palais des congrès et à la
Cite Multimédia, mais aussi, tout autant sinon plus, au capital
humain et créateur, à ces femmes et ces hommes qui par
leur talent et leurs qualifications font renaître 1'un des secteurs
les plus riches de Montréal, le « Nouveau Vieux Montréal
», qui s'harmonise avec le Vieux Port. Se ressourçant dans
l'ancien pour faire du nouveau, pour s'ouvrir finalement au monde et
sur le monde. C’est à ces bâtisseurs et a leurs réalisations
que Parcours Découvertes rend hommage dans ce dossier spécial
sur l'architecture, le paysage urbain et le design. Prenez votre temps
en parcourant ces quelques pages. Faites-vous plaisir ; lisez-le dans
votre baignoire, dans un rond de soleil sur le tapis, sur une chaise
longue dans le solarium. Faites-en votre lec-ture de chevet pour vous
préparer à une nu-it peuplée de rêves de
promenades dans ce Vieux-Montréal qui a fait peau neuve. Ouvrez
grand vos yeux et votre esprit à la beauté qui fait dorénavant
partie de votre ville. Commençons donc cette visite par l'en-chanteresse
et ludique Nature légère - Lipstick Forest en compagnie
de Claude Cormier, architecte paysagiste, vedette du Palais des congrès
de Montreal. Laissez errer votre regard sur les choses sans les juger,
et surtout, regardez ou vous posez les pieds : une personne qui ressem-ble
à un architecte ou à un designer a pensé à
vous... Rendons-lui hommage lors de ce parcours.
Nous remercions, pour leur participation à ce dossier :
Le Centre Canadien d’Architecture, la Société
de développement de Montréal, Tourisme Montréal,
le Palais des congrès de Montréal, le Quartier international
de Montréal, la Cité Multimédia, Monopo1i, l’Association
des architectes paysagistes du Québec, Commerce Design Montréal,
le Centre de design de l'Université du Québec à
Montréal, le département Design Art de l'Université
Concordia, Eco-Reno et le Salon international de design intérieur
de Montréal.L’URBAIN AU-DELA DE L’URBANITUDE... texte
Doris Blanchet Vasiloff
Rencontres avec des architectes et designers,
Claude Cormier, architecte paysagiste
Claude Cormier, voilà un nom à retenir.
En effet, monsieur Cormier est devenu la coqueluche, la vedette de nos
médias ces derniers temps, et ce à cause du tout nouveau
Palais des congrès de Montréal qui abrite sa fameuse forêt
qui fait tant jaser, Nature légère/Lipstick Forest. Le
nouveau palais ne laisse personne indifférent ! Je vous invite
d’ailleurs à en faire l’expérience vous-même.
Entrez dans ce lieu baigné de lumière, changeant selon
les heures du jour, qui vous offre une vue colorée sur les bâtiments
immédiats du Palais. Laissez cette lumière pénétrer,
circulez entre les arbres rose bonbon qui briseront en quelques secondes
toute inhibition et tout préjugé à l’égard
de cette teinte de l’enfance pourtant si provocante. Le musée
d’art moderne de New York ainsi qu’une importante publication
de Tokyo, s’intéressent à sa composition architecturale.
Cormier séduit. Il est le magicien du paysage. On lui doit également,
en collaboration avec le Groupe Cardinal Hardy architectes, la discrète,
paisible et charmante place d’Youville, dont les trottoirs sont
le fruit d'un véritable travail de courtepointe. Encore une fois,
il s'amuse à renouveler notre regard sur les choses. Il repousse
les limites traditionnelles dans le domaine du paysage urbain. En vous
promenant au Vieux Port de Montréal, vous remarquerez ces poutres
d’acier en forme de H, agrémentées d'une petite
feuille d'érable rouge. C’est à Cormier et au design
industriel de Michel Dallaire qu’on les doit. À quoi peut
bien rêver un excentrique comme Claude Cormier ?! « A la
forêt suspendue de branches bleues ciel, un bleu 21 juin à
midi », s’amuse-t-il à préciser. Ce Blue Sky
qu'il prépare pour le siège social de Nissan à
Detroit, et à autre forêt, dont les troncs d’arbres
seront enrobés de généreuses fleurs rose bonbon,
à Lyon en France. Claude Cormier rêve surtout d’exporter
la personnalité distincte de Montréal, son côté
latin, son pouvoir de création, ici même et de par le vaste
monde. Il veut faire parler, oser tout le côté ludique
et sensuel de Montréal, comme il l’a fait avec cette forêt
rose qui éclaire nos longs hivers et annonce l’éternel
retour du printemps.
Michel Dallaire, design industriel
Michel Dallaire est diplômé de l’Institut
des arts appliqués de Montréal et de l’École
supérieure des arts industriels de Stockholm. II s’est
par la suite spécialisé en gestion du design à
l’École des Hautes Études Commerciales et en transformation
des polymères à l’Institut de génie et des
matériaux du Centre national de recherche de Montréal.
Des 1967, Michel Dallaire s'affirme comme concepteur indépendant
et ouvre son propre bureau. Il est médaillé d'or en 1986
aux Prix d'excellence du Canada et reçoit de nombreuses récompenses
prestigieuses ici et à l’étranger, dont l’une
des plus hautes distinctions dans Ie domaine : le prix Paul-Émile-Borduas,
qui lui est décerné en 1991 par le ministère des
Affaires culturelles, pour l’ensemble de son œuvre. Son champ
d’activité couvre le design d’objets utilitaires,
les produits industriels, le mobilier urbain et le matériel de
transport. Michel Dallaire est actuellement conseiller principal pour
Air Canada en ce qui a trait au design de tous les produits en cabine
pour la flotte d'Amérique du Nord et internationale. Parlons
maintenant du mobilier urbain où vous poserez bientôt votre
fessier : les bancs publics du QIM (Quartier international de Montréal),
juste en face du Palais des congrès. Oui, on doit à cet
ingénieux Dallaire ces bancs auxquels il dit avoir porté
une attention toute particulière au derrière. De très
jolis bancs pourvus de belles formes rondes qui invitent à la
détente et à la causerie. Pour Michel Dallaire, tout doit
mener au frisson. Il affectionne les formes pures et simples, mais toujours
sensuelles. Le design, selon lui, c’est comme une romance : il
y a tout l’aspect séduction du regards par la vision proposée,
le propos, le tactile, la senteur, le bruit. Comme autre contribution
au QIM, ses lampadaires, qui éclaireront la future place Jean-Paul-Riopelle
et la place Victoria. Le fût du lampadaire avec éclairage
en tandem, une partie éclairant le trottoir, l’autre la
rue, illustre merveilleusement sa créativité. Le principe
est toujours le même : l’objet utilitaire doit séduire.
Dallaire a créé deux modèles de lampadaires, tous
deux dotés de plusieurs fonctions puisqu’ils permettent
d’y rattacher des accessoires dont son fameux banc de trottoir
à deux places ainsi que ses paniers de rues. La mise en lumière
est de Gilles Arpin.
Pierre Carrière, design intérieur
Diplômé, de l'Université d'Ottawa
en arts visuels et en histoire de l'art, Pierre Carriere touche au monde
de la photographie comme archiviste pour les Archives nationales du
Québec, devient coordonnateur technique chez les architectes
Blouin et associés, et crée, en 1990, MTL3Design, une
entreprise qui se spécialise dans l’architecture d’intérieur,
le mobilier sur mesure et réaménagement d’intérieur
résidentiel et commercial. De 1997 a 1999, il enseigne le design
intérieur et la fabrication de mobilier au Collège Inter-Dec,
Collège LaSalle). En 2001, il ouvre un commerce de prestige spécialisé
dans le design de salles de bain haut de gamme. Le succès continue
de lui sourire. Il devient l'un des lauréats du Grand Prix du
jury et reçoit le prix Choix du public SAQ au concours Commerce
Design Montréal 2002, pour son fameux Blü salon, un spa
urbain dans le secteur ouest du Vieux--Montréal dont le design
intérieur, tout en nuances, se distingue par la subtilité.
Conservant 1'aspect industriel d’origine, Pierre Carrière
suggère une ambiance relaxante et chaude marquée par une
extrême simplicité. Chaque objet, chaque mobilier, les
couleurs, les textures, les formes constituent un paysage intérieur
serein. Carrière a su créer dans ces lieux où tout
est mouvement incessant et bavardages, une véritable aire de
repos. Tout bouge autour de vous, mais vous n’en êtes pas
affectés car il y a toujours un vide où se blottir, où
se retirer ; ce « vide » fait partie de l’ambiance
qu’a su concevoir le designer. Chez lui, la simplicité
est toujours à l’honneur. Le ton est doux et les objets
jouent un rôle essentiel. Il réinvente l’espace,
l’aménage pour en faire lieu vital, un rendez-vous avec
soi-même. Il n’envahit pas, il suggère ; il apprivoise
le regard et invite le corps à reprendre sa place en ces endroits
privés du quotidien que sont nos appartements. De la même
manière, il humanise le lieu de travail en le rendant intime.
Association des architectes paysagistes du Québec,
texte Marie-Claude Robert
Au Canada, la profession d’architecte paysagiste
a pris forme et force sous l’impulsion de Frederick Law Olmsted,
concepteur du Parc du Mont-Royal et du célèbre Central
Park, à New York. C’était vers 1875. Pour Olmsted,
l'architecture du paysage intègre, dans une préoccupation
globale, respect du milieu, amélioration du cadre de vie et valeur
esthétique, et cela pour le bénéfice premier des
moins nantis et d'un large public. Cette vision holistique influence
encore aujourd'hui la façon de penser les espaces verts et de
« composer » le paysage. Au premier abord, il peut être
difficile d’imaginer l'architecture de paysage rimer avec le noyau
« dur » de l'environnement que constituent le recyclage
des sites industriels, la réhabilitation des sites naturels et
la protection contre le bruit. Pourtant, l’urbanisation du territoire
nous confronte dorénavant à ces préoccupations.
Cela force l'architecture de paysage a innover dans un contexte ou les
défis sont de taille - un climat nordique et continental, des
budgets tres souvent restreints et des zones d’intervention vastes.
Aménager les paysages, c'est aussi refléter une culture
et constituer un patrimoine. On entre de cette façon dans le
domaine des valeurs qui fondent notre société. Travaillant
souvent dans la commande publique, l'archi-tecte paysagiste doit être
attentif à l’importance de l'appropriation de ses projets
par la collectivité. C est une médiation qui est difficile
à gérer, mais qui est impérative. Les sites sont
rarement vierges : ils ont un sens, une histoire, un passé. L'architecte
paysagiste est en quelque sorte un relais. Que ce soit dans la restaura-tion
d’un jardin ancien, dans le réaménagement d’un
quai désaffecte ou d’un chemin historique, la « matière
» patrimoniale est une source d’inspiration que l'aménagement
doit respecter et intégrer. Directement branchée sur Ie
promeneur, le baladeur, 1'explorateur, l'architecture de paysage a également
accompagné l'évolution du tourisme « doux »,
au Québec. Parcs linéaires, réseaux cyclables,
rues piétonnes, places, promenades riveraines ont intégré
nos habitudes de vie. L'architecture de paysage a développé,
au fil des projets, un langage et une expression typiques qui mêlent
connaissance du milieu et plaisir de la détente. Enfin, l'architecture
de paysage participe a l'exploration esthé-tique ; elle a des
affinités naturelles avec l'art public. Dans nos villes, une
abon-dance de sites permettent à l'archi-tecte paysagiste de
déployer - par une mise en scène, des effets ludiques,
une expression narrative, une position éthique - son questionnement
sur le sens même de notre rapport à l'espace.
Salon international du design d'intérieur
de Montréal (SIDIM)
Le SIDIM, la grande célébra-tion du design.
Le Salon international du design d'intérieur de Montréal
(SIDIM) fête cette année sa 15e édition ! Les 23
et 24 mai 2003, le seul grand salon montréalais axé sur
le design ouvre au public les portes du Grand Hall de la Place Bonaventure.
Plus de 300 exposants triés sur le volet -fabricants, distributeurs
et designers : proposent, dans un environ- nettement distinctif : mobilier,
éclairage, revêtements de sol et mu-raux, appareils sanitaires,
acces-soires, matériaux, quincaillerie et robinetterie, audio-vidéo,
portes et fenêtres... La source du design actuel, le meilleur
de la production locale et internationale, à découvrir
à votre propre rythme ou, pourquoi pas, en compagnie de votre
designer. Envie de renouveau ? Besoin d’idées fraîches
et de conseils sur mesure pour aménager ou rénover ? Le
SIDIM vous offre des réponses éclairantes et des choix
inspirants, et vous présente les spécialistes qui mettront
leur talent au service de vos besoins. Résidence familiale, condo,
loft, maison de campagne... vous aurez un coup de coeur pour les mises
en scène lumineuses et la récolte de beaux objets. Un
accent particulier est mis cette année sur la salle de bains,
dernier lieu culte de nos intérieurs. Le SIDIM, c'est un peu
comme un voyage. Vous partez à la rencontre des grandes influences
du design. Vous goûtez l'entière liberté de circuler
à votre guise, loin de la cohue, sans parcours obligatoire ni
arrêts forcés. Vous établissez des échanges
privilégiés avec des acteurs de la scène du design
international. Tout cela en recueil-lant de précieux renseignements
pour la réalisation de vos projets. Bienvenue aux plaisirs de
la décou-verte. Bienvenue au SIDIM !
Commerce Design Montréal
Instauré en 1995 par la Ville de Montréal,
ce concours récompense chaque année une vingtaine de commençants
pour la qualité globale de l'aménagement de leur établis-sement
réalise à l'aide d’un profes-sionnel qualifié.
Commerce Design Montréal est dirigé par le Service de
développement économique et urbain et produit par la Société
de développement de Montreal, en partenariat avec I'Ordre des
archi-tectes du Québec, la Société des designers
d'intérieur du Québec et le Regroupement des centres-villes
et artères commerciales.
Centre de design de l'Université du Québec
à Montréal
Né en 1981 à l'initiative des professeurs
de l’École de design, le Centre de design de l'Université
du Québec à Montréal est devenu un lieu reconnu
d’exposition et de débat contribuant à la valorisation
du design, tant auprès de la communauté univer-sitaire
qu’auprès des entreprises et du grand public. Le Centre
accueille des expositions prestigieuses telles Architectures en France
; modernité et post-modernité, réalisée
par le Centre Georges-Pompidou, où l'exposition du Art Directors
Club de New York sur le design aux Pays-Bas... On y présente
également des expositions entièrement originales, comme
Montreal5, qui propose un portrait de cinq designers montréalais,
Le Nouveau Montreal (16 projets urbains marquant dans le Vieux--Montréal)
et L'affiche chinoise, 1921--2001, toutes invitées à circuler
à l'étranger.
Université Concordia, département
Design Art
L'Université Concordia offre deux programmes inno-vateurs
lies au design, un baccalauréat en « Design Art »
et un programme spécialise en image et son numériques,
ainsi qu'un diplôme de deuxième cycle oriente vers le design
et les nouvelles techno-logies. Le baccalauréat en « Design
Art » est un programme unique qui met l'accent sur les multiples
facettes du design. Les étudiants bénéficient d’une
formation solide dans les domaines du design graphique, du design d’objets
et de mobilier et du design lie aux multimédias et à la
création de sites Web. le programme d'image et son numériques
(baccalauréat, majeure) propose une formation dans un secteur
en plein essor. II s'agit d'un nouveau programme où l’on
déve-loppe une expertise en animation, en traitement de l'image
et en arrange-ments sonores. Le diplôme d'études de deuxième
cycle, intitule « Technologies numériques en design »,
offre aux candidats et aux candidates les ressources nécessaires
pour approfondir leur expertise conceptuelle et technique relative aux
nouvelles technologies numériques. II s'agit d'un programme de
recherche d'un an qui se penche sur le potentiel des technologies numériques
comme médium ou comme outil, au sein du processus de conception
et en tant que forme d'expression. Le professeur Martin Racine indique
que ces programmes sont en pleine expansion à l'Université
Concordia et qu'ils at-tirent une clientèle internationale. Ses
étudiants et étudiantes se sont d'ailleurs illustrés
à maintes reprises au pavillon écodesign du Salon international
du design d’intérieur de Montréal (SIDIM). Un nouveau
pavillon pour la Faculté des Beaux-arts est actuel-lement en
construction sur la rue Sainte-Catherine, coin Guy, et accueillera le
Département de design dans des locaux exceptionnels et un environnement
unique au centre -ville de Montreal. Les architectes du futur campus
Sir George Williams - un pavillon qui intégrera génie,
informatique et arts visuels - sont entre autres Kuwabara Payne McKenna
Bumberg-Fichten.
Quartier international de Montréal (QIM)
Le Quartier international de Montréal est en pleine
gesta-tion. On pourra apprécier certaines parties de son aménagement
dans les prochaines semaines alors que d'autres sont prévues
pour la mi-juin et en septembre 2003. Tour d'abord, ce qu'on appelle
si gentiment le QIM est situ juste en face du Palais des congrès
de Montréal. Il est délimité par la Place Bonaventure
à l'ouest, la rue Saint--Urbain à l'est, le côté
nord de l'avenue Viger au nord, et le côté sud des rues
Saint-Antoine et Saint -Jacques au sud. Le QIM comprend le siège
social de la Caisse de dépôt et placement du Québec,
un prestigieux immeuble de verre et d'acier ; la future place Jean-Paul-Riopelle
dédiée au peintre de renommée internationale et
a sa précieuse sculpture, La Joute, réalisée dans
les années 1970 ; Ie mobilier urbain (bancs, lampadaires, supports
à vélo...) du designer industriel Michel Dallaire, la
mise en lumière de l'éclairagiste urbain Gilles Arpin.
La place Victoria mérite une attention toute particulière
avec la restauration du monument a la reine Victoria (érigé
en 1872) du sculpteur londonien Marshall Wood. On y propose une plaque
d'art public, des jeux de fontaines et de lumières, tOur un réaménagement
paysager de la place telle qu'elle se présentait au début
du siècle. Soulignons enfin l'importante restauration et installation,
au Square Victoria, des bronzes décoratifs du métro parisien,
de style art nouveau, réalisés par le célèbre
architecte français Hector Guimard et offerts en 1966 par André
Malraux, alors qu'il était ministre français de la Culture
; pour souligner l'ouverture du métro de Montréal. Ne
vous laissez pas prendre ! Il en existe des copies dans certaines métropoles,
mais seuls les nôtres sont authentique-ment parisiens - à
part ceux de Paris, cela va de soi ! le QIM plan-ifie aussi l'aménagement
d'un cor-ridor culturel souterrain piétonnier où il mettra
des niches présentoirs a la disposition des musées et
autres organismes culturels.
Palais des congrès de Montréal,
texte : Béatrice Laham
Qui a dit que le beau et le fonctionnel etaient irrécon-ciliables
? Certainement pas les architectes du nouveau Palais des congrès
de Montréal, qui ont pris plaisir à relever ce défi
en réalisant l'agrandissement et la modernisation du Palais.
De grands espaces pour de grandes rencontres, voila la vision qui en
a inspiré le concept archi-tectura !. C'est un édifice
deux fois plus grand, trois fois plus éclairé et autrement
plus festif et convivial qui colore maintenant le centre- ville de la
métropole et y attire de plus en plus de congressistes. «
Convivial, transparent et réso-lument actuel, le nouveau Palais
sera ouvert vers l'extérieur, vers la ville et ses gens. Ce sera
un Palais qui vit, un Palais qui fonctionne », annonce l'architecte
concepteur, Mario Saia. On mise sur la trans-parence, sur la lumière,
une approche qui se traduit bien par le choix des matériaux.
L'immense et surpre-nante façade en panneaux de verre colore
en est sans aucun doute l'expression la plus concrète : en plus
de plonger le Quartier interna-tional de Montréal dans un festival
de couleurs, elle unifie Ie Palais et sa ville, De l’intérieur,
on assiste a I'animation de la ville ; de I'extérieur, on découvre
la belle agitation d'un lieu de rencontre, d'échanges et de communication.
Cependant, si le nouveau Palais égaye le visage de tout un quartier,
il offre aussi deux fois plus d'espace d'exposition. Grâce aux
240 millions de dollars investis par le gouvernement du Québec
dans les travaux d'a-grandissement et de modernisation - qui en ont
fait l'un des grands projets économiques de l'heure - le Palais
peut désormais accueillir des congrès de grande envergure
et tenir simultanément deux événements d’importance.
UN PALAIS INTEGRE A LA VILLE
Grand projet de réaménagement urbain et
l'un des pôles stratégiques de croissance de la métropole,
le Palais des congres de Montréal est un acteur important du
Quartier in-ternational. En s'agrandissant, il a permis de raccommoder
le tissu urbain déchiré dans le passé par la construction
de l'autoroute Ville--Marie, redonnant sa cohérence à
tout un quartier. D'autre part, en élevant sa façade multicolore
du côté de la place Jean-Paul--Riopelle (rue De Bleury),
face au nouveau bureau d'affaires de CDP Capital et de biais avec le
Centre de commerce mondial, le Palais participe à la création
d’une nouvelle place publique qui sera ornée d’une
œuvre du grand artiste québécois Jean-Paul-Riopelle.
Le projet d'agrandis-sement prévoyait également mettre
en valeur la diversité des quartiers montréalais qui entourent
Ie Palais. C'est pourquoi chacune des façades du Palais agrandi
a sa propre personnalité, de façon à s'harmoniser
au quartier auquel elle fait face. Au total, trois siècles d'histoire
peuvent se lire sur les murs de l’édifice. Dans cet esprit,
la façade Saint-Antoine, qui constitue l'interface avec le quartier
historique, intègre trois immeubles patrimoniaux : l'édifice
Rogers and King, construit en 1885 ; la caserne de pompiers no 20, datant
de 1908 et signée Louis-Roch Montbriand ; et Ie Tramways Building,
un bâtiment de style art déco bâti en 1928. Pour
sa part, la façade Saint-Urbain, typique de l'archi-tecture de
la fin des années 1970, le béton y étant a l'honneur,
met en valeur Ie bâtiment d'origine conçu par Victor Prus.
Les architectes ont tenu a souligner le haut niveau de créa-tivité
des Québécois en intégrant largement les oeuvres
d'art dans la réalisation du bâtiment. C'est ainsi qu’un
diptyque pixelisé se partage entre la grande et la petite verrière
et qu’une création s’inspirant du land art recouvre
le toit, en plus des 15 oeuvres qui occupaient déjà les
espaces du Palais d’origine. Par ailleurs deux aménagements
paysagers signés Claude Cormier renforcent la nouvelle personnalité
toute en couleurs du Palais. D’abord, le jardin Nature légère/Lipstick
Forest, situé dans le Hall De Bleury, est constitué de
52 reproductions en béton d’arbres de l’avenue du
Parc, qu’on a habillé de rose. De son côté,
l’Esplanade offre un jardin de pommetiers décoratifs (arbre
emblème de Montréal) se dressant dans 31 monticules de
terre ovales reliés par des sentier en pierre. La floraison en
mais est un grand moment.
La Cité Multimédia, texte Isabelle
Giasson
La Cité Multimédia : mission accomplie !
La Cité Multimédia de Montréal est un regroupement
d'entreprises actives dans les domaines des technologies de l'information
et du multimédia. Ces entreprises ont élu domicile dans
des édifices désignés, situés dans le Faubourg
des Récollets. Les dirigeants et promoteurs de la Cité
Multimédia de Montréal ont en effet réhabilité
le Faubourg des Récollets en y créant un envi-ronnement
urbain complet qui intègre les résidents actuels et les
employés des entreprises déjà présentes
dans Ie quartier, et qui laisse place a de nouveaux com-merces, services
et développements résidentiels. Ce projet de réhabilita-tion
urbaine a d'ailleurs remporte le 3e prix interna-tional au concours
Métro-polis 2002 pour son apport a la création d'emploi
et à la qualité de vie des citoyens montréalais.
Le développe-ment du parc d'entreprises se fait dans Ie respect
du patrimoine historique et culturel existant, et notamment des grandes
caractéristiques urba-nistiques du quartier et de l’architecture
des édifices qui en font toujours partie. Soucieux de créer
un véritable milieu de vie, complet et diversifié, les
promo-teurs de la Cité Multimédia ont confié à
des équipes distinctes la conception de chacune des huit phases
du projet. Ainsi, chaque bâtiment a son architecte, ce qui lui
donne une identité propre. La réalisation de ce vaste
projet met à contribution plus de 100 professionnels, venus de
six firmes d’architectes et douze firmes d’ingénieurs.
Cet effort collectif permet de créer, au bénéfice
des entreprises locataires et de leurs milliers d'employés, un
environ-nement agréable que viendront progressivement desservir
des com-merces intéressés a cette clientèle jeune,
scolarisée, créative et branchée.
Le succès de la Cité Multimédia atteste
a lui seul de son formidable apport a l’économie du savoir
mon-tréalaise ; un projet gagnant-gagnant où la croissance
des entreprises se conjugue au développement du jeune talent
québécois, dans un con-texte de revalorisation urbaine
et de nouvelle économie. Le gouvernement du Québec, la
Ville de Montréal, les investisseurs institu-tionnels comme la
SITQ et SOLIM ont partagé une vision audacieuse et mise sur un
secteur émergent. Ce projet illustre que la mise en commun de
ces ressources cons-titue un levier significatif pour ce secteur de
l'économie. Cet engage-ment des plus appropriés aura permis
d'ancrer solidement les technologies de l'information au Québec.
Ce quartier unique, au cœur de la création architecturale
contemporaine de Montréal, vaut assurément le détour
!
Revue de presse 2004
Arts visuels, Journal de Montréal, Weekend, 24
juillet 2004, Journaliste : Paul Villeneuve.
MAJELLART, virtuelle et réelle
Majellart est une galerie d’art originale et bioen
de son temps. D”abord virtuelle, on peut donc la visiter sur internet,
mais on peut aussi rencontrer ses artites et découvrir leurs
oeuvres dans des lieux différents.
Doris Majella Blanchet Vasiloff est l’initiatrice
de cette galerie particulière qui permet en fait à ses
artistes d’exposer et de vendre leurs oeuvres en ligne, tout au
long de l’année et, de plus, de les présenter au
public, à chaque saison, dans les lieux qui ont pignon sur rue.
Majellart présente d’ailleurs son exposition
d’été, jusqu’au 30 juillet, à l’espace
In Vivo, dans le Vieux-Montréal. On peut y admirer des œuvres
de Léo Ayotte, Stéphanie Bush, Marc Chatelle, Michel Charland,
Pierrot Chéry, Paul Colpron, Monique Crépault, Alain Daignault,
Jorge Davial, Robert Deschênes, Jean Marcel Dumontier, François
Fournier, Tony Gaudette (Gaud), Hoang Si Hao, Mattew McCow, André
Michel, Janusz Migacz, Berge Missakian, Magdeleine Morin, Louisa Nicol,
Guy Paquin, Michel Picotte, Michel Pouliot, Armand Tatossian, Gérard
tremblay et Zilon Sonic.
Cette exposition, qui regroupe des œuvres en art
figuratif, abstrait, naif et primitif, ainsi que de l’art mosaique
et des sculptures, est la troisième de Majellart, dont ce sera
le premier anniversaire en août prochain. Mme Vasiloff souligne
que Majellart n’est pas une vitrine pour artistes dans le web,
mais bel et bien une galerie d’art.
‘’ Je m’occupe de mes artistes. Je veux
les faire connaître ici aussi bien qu’à l’étranger,
ou je tente de dénicher des galeries qui seraient intéressées
à les reprsésenter. Chez Majellart, on présentre
au public des artistes dont les œuvres ne s’inscrivent pas
dans un marché qu’on pourrait qualifier de touristique’’,
précise-t-elle.
Fière de ses artistes
Doris Majella Blanchet Vasiloff a déjè œuvré
à la télévison, notamment à titre d’animatrice
de l’émission pour les jeunes Pleximag, présentée
sur les ondes de Télé-Métropole ( aujourd’hui
TVA). Elle a été journaliste à Radio-Canada et
réalisatrice à TV5. A New York, ou elle a vécu
par la suite pendant 3 années , elle a effectué des stages
au Metropolitain Museum of Art ainsi qu’à la Asia Society
Musuem. À son retour à Montréal, elle a travaillé
pour la revue d’art Parcours et a fondé sa galerie d’art
virtuelle (www.majellart.com).
Mme Vasiloff est fière de ses artistes, dont le
sculpteur sur bois Paul Colpron et la peintre Stéphanie Bush.
‘Colpron est un nom à retenir. Sa montée est fulgurante.
Je le représenterai bientôt aux Etats-Unis. Stéphanie
Bush nous a pour sa part fait honneur à la biennale de Florence
2003 en Italie, ou elle a remporté le 4ièeme prix en dessin.
C’est un prix très important parce que cet événement
met en compétition des artistesdes Etats-Unis, du japon, de la
France, l’Allemagne… C’est un prix re reconnaissance
internationale’’, conclut-elle Autre article paru : Gazette,
Montreal, July 15, 2004, URBAN LIFE, New art in Old Montreal, editor
Doug Sweet, special by Alyson Grant.
L’Express d’Outremont, 20 mai 2004,
Arts & Spectacles, journaliste, Maxime Labrie.
Expostion virtuelle d’art visuel
: La galerie d’art virtuelle Majellart.com a présenté
une exposition bien réelle, intitulée Le Printemps Majellart,
au début du mois de mai. Les creations d’une série
d’artistes d’ici et d’ailleurs don’t celles
des Outremontaises France D’Aragon et Monique Crépault,
étaient regroupées à l’Espace Ars Longa de
l,avenue Mont-Royal. Comme le veut la nouvelles tendance, les oeuvres
peuvent être vue sur Internet. ‘’Le virtuel, c,est
beaucoup plus physique que l’on ne l’imagine, explique la
galeriste Doris Blanchet Vasiloff. Les contacts visuela se transforment
vite en contacts téléphoniques et les rencontres et expositions
réelles ne tardent pas à suivre. C’est la nouvelle
tendance anew York. Pour y avoir vécu, ouvrir une galerie coûte
cher et c’est le moyen qui est désormais utilisé.’’
En tapant www.majellart.com, il est donc possible de voir
en ligne les tableaux figuratifs de France D’Aragon ainsi que
les sculptures de terra cotta de Monique Crépault. Une huile
sur toile du peintre Marc Chatelle, représentant fidèlement
le Théâtre Outremont tel qu’il était dans
les années 1950, s’y retrouve également. L’artiste
a travaillé à partir d’archives de l’arrondissement
pour réaliser son tableau.
Journal de Montréal, 23 ocotbre 2004, Arts
visuels, journaliste, Paul Villeneuve.
L’automne Majellart arrive : Bien
nommé parce que Doris Blanchet Vasiloff, qui a fondé la
galerie Majellart en 2003, présente des expositions saisonnières
des oeuvres de ses artistes dans différentes galleries.Pour l’exposition
de cet automne qui se poursuit jsuqu’au 14 novermbre, elle a donc
choisit de s’installer à nouveau dans le Vieux-Montréal.
Majellart est d’abord une galerie d’art virtuelle ( www.majellart.com)
qui représente de nombreux artistes professionnles renommés
et aussi des artistes en début de carrière. Doris Blanchet
Vasiloff, qui a déjà œuvré à la télévision
à titre d’animatrice et de journaliste, a par la suite
fait des stages au Metropolitain Museum of Art ainsi qu’à
la Asia Society Museum à New York. A son retour Doris a écrits
des articles dans des revues d’art et a fondé sa galerie
d’art virtuelle. BLACK&WHITE. À l’occasion de
la présente exposition, la galeriste est fière de présenter
le travail d’artistes qui se sont récemment joints à
Majellart, dont celui du duo Black and White, formé de Krista
Bursey et Jason Wasserman. L’œuvre spectaculaire de In Corpus,
permet de découvrir le talent et l’originalité de
ces deux jeunes artistes et designers qui oeuvrent dasn la conception
de sites Web, en photographie, design de mode, multi-média et
performances. Majellart présente aussi les œuvres récentes
de Simonm Dutil-Paquette, Jean Martel et Indra Singh.
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