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Jorge Davila

Jorge Davila  

Né le 3 octobre 1962 à Mexico, Davila réalise des études professionnelles à l’école d’architecture de l’Université Ibéroaméricaine de la communauté de Mexico. Il participe à la réalisation de divers projets d’architecture et se consacre au dessin, à la peinture à l’huile et à divers technique sur papier. En plus de sa participation à divers concours, Davila a également enseigné le dessin à l’Université Ibéroaméricaine de Puebla. Montréal est actuellement le domicile élu de l’artiste. Il travaille dans son atelier à titre indépendant et est représenté par Majellart.

Collections : Rathaus Hude, Oldemburg, Allemagne - Organisation Farbfieber, Hannover, Allemagne – Musée Agustin Arrieta. Puebla, Mexique – Ambassade du Mexique à Paris, France – Musée Josée Quessada, Puebla, Mexique.

Projet mural

1999-- La nature sans homme- Projet mural pour Agenda 21D 270m2. Hude, Allemagne.

Quelques expositions solo

2002-- Derrière le rideau, Hall du Théâtre du Lierre, Paris, France.
2002-- Aller-Retour, Galerie des Arches, paris, France.
2002-- Fenêtres au monde, Galerie TM, Montréal, Canada.
2002-- Pourquoi pas, Casa Daya, Montréal, Canada.
2001-- Ojos que nos ven, Galerie Jol, Puebla, Mexique.

Les conquêtes de Jorge Dávila, texte de Laura Moudelaud, Paris 2002

Informelle, généreuse, sensuelle, la matière chez George Dávila mène le bal. Riche et dense, complexe, elle s’oppose à l’apparente simplicité des formes de cet artiste mexicain qui échappe aux classifications et aux idées reçues. Architecte de formation, il semble récuser toute construction au profit de la destruction d’un ordre pour faire émerger un univers sidéral, marin ou végétal habité par le mouvement des éléments naturels comme l’eau et le feu. D’un mexicain, on attend les réminiscences de l’art mésoamérindien, mais Jorge préfère transposer les conquêtes militaires qui ont forgé l’histoire de son pays en un affrontement entre la matière et les signes. Qu’il s’agisse d’huiles sur bois, de laques ou de collages, cette matière s’imprègne du mystère de traces diverses. On voit apparaître des arches récurrentes, des ronds ou des carrés qui évoquent de façon symbolique l’histoire de l’origine du monde. Le ciel et la terre sont éternellement la demeure des hommes, ces « gentils monstres » qui peuplent les tableaux de Dávila et sont les gardiens de la tradition et de la modernité.

Certes, le primitivisme et la simplification des formes pour atteindre au symbole sont présents et Jorge Dávila s’inscrit aussi dans une tradition de l’art mural ou de la fresque, genre auquel il a contribué notamment dans sa réalisation murale « la nature sans l’homme » de 270m2 en Allemagne. Mais plutôt que de référer systématiquement aux dieux et à Quetzacoal, le serpent à plumes, ou aux identités culturelles trop restrictives. Jorge Dávila préfère le mythe universel ou social : l’arche de Noé et la cuisinière.

Avec la couleur, nul combat. Au contraire, il dépose les armes. Sa palette, plutôt dans les terres et les ocres, s’éclaircit au fil des années, se pare de lumières et de transparences. Musicale, la peinture de Dávila délaisse parfois la rhétorique poétique pour glisser dans un discours social mâtiné d’humour. Décidément inclassable, subtile, intelligente, poétique, l’œuvre de Jorge Dávila est un bonheur pour les yeux et l’esprit. Elle peut être le repos du guerrier faisant une halte dans la grande arche de l’humanité.

Obras (œuvres), de Jorge Dávila, commentaire de l’artiste sur sa peinture, 2000.

Les idées et le fantaisies, les mythes, les passions et l’émotion, les formes que nous voyons et celles dont nous rêvons sont des réalités que je retrouve dans la peinture. Eles surgissent sur une surface à deux dimensions. C’est dans les couleurs que je découvre le langage le plus honnête pour exprimer ce que je désire. Tout ce qui nous entoure a une couleur, et mes sentiments aussi, chacun d’eux a une couleur. Nous ne devons pas oublier que la vie est un séquence de moments et de sentiments. D’eux je me sers pour réaliser chaque œuvre. Ces œuvres ne peuvent pas être faites ni avant ni après. Il est nécessaire d’avoir à ce moment là ce sentiment, cette émotion et cette couleur précise. Tout ce qui se passe en cet instant est ce qui produit un résultat visuel, ce qui finalement démontre que le monde existe.

 

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