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UBerdj TCHAKEDJIAN, peindre au couteau…Clarté, ensoleillement, la peinture de Berdj Tchakedjian est radieuse. D'origine arménienne mais né en Egypte, Tchakedjian se défend bien d'avoir des influences ethniques, qu'elles soient, et cela tant en ce qui concerne la lumière que pour les sujets choisis. Tout est le pur fruit de son imagination. Les choses, les gens et les pays ages sont croqués au passage et mis en croquis dans un petit calepin qu'il laisse ensuite reposer jusqu'au jour « P », le jour « Peinture » ou il aura cette soudaine envie de créer. Sa formation en arts visuels lui vient de ses quatre années passées a l'école des Beaux-Arts Leonardo Da Vinci, au Caire, sous la direction des professeurs Amedeo Trevisonno et Sayed Abbel Rassoul. Arrive au Québec en 1966, il consacre sa carrière au graphisme publicitaire. Ce n'est que ces demières années qu'il revient a ses premières amours, la peinture. Tchakedjian connaît bien les jeux et l'harmonie des couleurs, la composition de l'espace et sa géométrie. Il s'amuse a dessiner des formes, les rondes de préférence, que ce soit pour le contour d'un sein, d'une fesse, d'une orange ou le feuillage d'un arbre, le tout se métamorphosant en un souffle, en énorme cumulus envahissant la toile. Il aime Ie grand format. Chez lui, pas de demi-mesure ; il a besoin de prendre tout l'espace que lui offre le support. La joie de vivre, le calme, la plénitude, la sensualité et la chaleur habitent chacune de ses toiles. Comment fait-il surgir autant de clarté de ses tableaux ? Assez simple, mais encore faut-il avoir la technique ! Berdj applique ses couleurs en couches successives, les unes sur les autres, puis, avec la minutie d'un chirurgien, il taille au couteau dans cette peinture a l'huile, créant adroitement les sillons désires au gré de ses humeurs qui appellent la sensualité et le plaisir, et de peindre et de vivre. D'ailleurs, pour lui, cela ne fait qu'un. Tchakedjian présente une perspective nouvelle dans la tradition de la nature morte, laquelle reprend vie sous ses couteaux nerveux. Inspirées du cubisme, ses formes géométriques ne font pas appel uniquement a l'intellect. Sa géométrie interpelle tous les sens. II y a de la profondeur, de l'aplat, des cercles, des verticales, des horizontales, des triangles, des demi-cercles... Toutes ces formes s'unissent pour une grande fête, celle de la couleur : des turquoises, des ocres, des jaunes, des verts, des couleurs qu'on a envie de manger. Les demoiselles aux formes généreuses de Tchakedjian, qu'elles soient a la plage ou cheveux au vent, il faut les avoir a l'œil car l'artiste ne leur en dessine plus qu'un seul. Après tout, on n'a pas besoin d'avoir les deux yeux grands ouverts pour voir le beau cote de la vie et de l'Art... ( Doris Vasiloff, Parcours 2002) |
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